Dir des soins infirmiers
Accueil > Vous et les réformes > Dir des soins infirmiers
Les responsabilités du DSI sont-elles modifiées par la nouvelle gouvernance ?
Le terme parle de lui-même. En effet, avec cette réforme, c’est un nouveau mode de management, avec une gestion plus près du terrain, qui se met en place et se décline à tous les niveaux de l’hôpital - de la direction générale jusqu’aux cadres de proximité. Les directeurs des soins infirmiers sont donc eux aussi concernés par cette révolution culturelle.
Ce changement d’organisation et les outils qui l’accompagnent – notamment les contrats d’objectifs et de moyens que les pôles signeront avec la direction de leur établissement – vont accroître les responsabilités du DSI. Impliqué en termes de résultats, il va devoir exercer un suivi plus analytique de l’activité, avec une vision nécessairement plus transversale de celle-ci.
De par son positionnement institutionnel, le directeur des soins devra garantir la cohésion de l’organisation de service et éviter la « balkhanisation » du système. Il fixe et met en place une organisation qui permet la mise en œuvre d’une politique de soins et d’un projet de soins en cohérence avec l’esprit de la réforme. Il joue également un rôle d’expert, de conseil et d’accompagnement auprès du cadre supérieur de santé.

L’autre grand champ de responsabilité du DSI concerne la qualité. Quel est précisément son rôle ?
Le directeur des soins (coordinateur général des soins) préside la commission des soins infirmiers, de rééducation et médixco-techniques. Cte instance voit son champ de responsabilités élargi, notamment en matière de politique qualité.
Or, au sein d’un établissement, celle-ci a des liens très étroits avec la politique de soins et le management.
De fait, le directeur des soins doit, en concertation avec l’ensemble des directions fonctionnelles, coordonner la mise en place d’actions qui seront évaluées en lien avec le projet de soins et le projet médical.
Avec le président de la CME, il identifiera les axes en matière d’évaluation des pratiques.
A terme, les projets de soins devront s’orienter vers des projets médico-soignants.

Vis-à-vis du nouveau mode de financement et des nouvelles règles de planification, le DSI a-t-il également un rôle à jouer ?
Concernant la T2A, il fait l’interface entre les règles comptables et la qualité des soins. Il est en quelque sorte le garde-fou d’un équilibre. C’est aussi ce qu’il fait lorsqu’il donne son avis sur la logique du découpage en pôles d’activité et sur l’attribution des moyens en fonction de l’activité.
Le DSI a également son regard à apporter sur les grandes orientations définies dans le projet d’établissement. Plus largement, dans l’édification des nouveaux SROS 3, les DSI ont été sollicités pour participer à des ateliers thématiques sur certaines problématiques de santé publique et sur les nouvelles structures qui dépassent le cadre de l’hôpital, comme les réseaux et les filières de soins.
Enfin, le DSI est – aux côtés du coordonnateur médical et du cadre gestionnaire - celui qui apporte la dimension soignante au sein du trio managérial qui anime les pôles d’activité.