Directeur des soins
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Quel est la place du Directeur des soins dans les réformes de la Gouvernance ?
R : Beaucoup d’entre eux s’interrogent en effet à ce sujet. Cette interrogation est en grande partie liée au fait que, pour tourner le dos une bonne fois pour toutes au corporatisme, les textes n’ont pas prévu de façon explicite que le Directeur des soins fasse obligatoirement partie du Conseil Exécutif. Or, dans 80% des établissements, c’est le cas – et ce devrait d’ailleurs l’être dans la totalité d’entre eux. On imagine mal en effet que le pilotage d’une structure, aussi bien sur le plan organisationnel que des choix médicaux et de la politique de soins, puisse se passer de lui. Notons à ce sujet que, dans les pays les pays de l’OCDE les plus développés, donc comparables au nôtre, le Directeur des soins est systématiquement membre des Conseils Exécutifs. Lorsqu’il ne l’est pas on peut se poser des questions sur le directeur ou sur le directeur de soins, ou sur les deux.

Au niveau de l’organisation quels changements notables ?
Des changements très importants. La contractualisation interne et la mise en place des pôles donnent en effet aux cadres supérieurs soignants un véritable rôle d’animation de ces pôles sous l’autorité d’un médecin. En d’autres termes, nous nous sommes affranchis de la ligne hiérarchique traditionnelle menant à la direction des soins. Hôpital 2007 est en effet un projet de management des structures qui ne saurait cohabiter avec une logique bureaucratique très hiérarchisée. La ligne hiérarchique est simplifiée, mais le responsable de soins reste garant de la mise en œuvre de la politique de soins définie par le Coordonnateur Général des Soins avec son conseil.

Quel est donc l’avenir du Directeur des soins ?
S’il doit laisser aux cadres soignants l’exercice de la gestion de proximité, cela ne signifie nullement que son rôle cesse d’être primordial. Bien au contraire. Aujourd’hui, il dirige tous les aspects de l’évaluation – évaluation de la qualité des soins, des procédures de soins, de leur pertinence, et participe activement à la gestion des Ressources Humaines. Ce recentrage est très positif puisqu’il va lui permettre de se concentrer sur son coeur de métier : définir la politique des soins et vérifier au quotidien la qualité des soins auprès du patient pour améliorer toujours davantage la réponse à ses besoins de santé.


 

    Lire l'interview de Mireille Le Bras, directrice de soins au CHU de Nantes