Président de CME
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Quelle est la fonction fondamentale du président de CME ?
Le président de CME est et restera l’élu de la communauté médicale. Il anime une CME aux attributions élargies puisque toutes les commissions importantes de la vie hospitalière (CLIN, CLAN, COMEDIM etc.) lui sont rattachées et sont désormais l’émanation de la CME. En outre, la CME est la responsable du dossier essentiel de l’évaluation des pratiques professionnelles des médecins.

Alors, qu’est-ce qui a changé ?
Cette fonction a beaucoup évolué ces dernières années – et elle continue à le faire. Quatre étapes fondamentales doivent être distinguées :

  1. A l’origine, le président de CME n’était que l’élu de ses pairs, désigné pour défendre leurs intérêts face à l’administration. Mais très vite, ce modèle a montré ses limites pour la bonne performance de l’hôpital. Depuis dix ans, progressivement, on a donc vu les directeurs et les présidents de CME se rapprocher pour assurer la conduite de nos établissements. Hôpital 2007 institutionnalise cette pratique. D’abord, le président de CME fait désormais partie du conseil exécutif, en fait et en droit, entouré par un certain nombre de ses pairs. Ensuite, un certain nombre d’actes majeurs, notamment la nomination des responsables médicaux et les contrats de pôles, sont cosignés par le directeur et le président de CME. Cette évolution va donc dans le sens d’un renforcement du rôle du président de CME dans l’institution.
  2. Pour faire face à ce surcroît de responsabilités, il n’est plus seul, mais entouré d’une équipe médicale reconnue, institutionnalisée et associée à toutes les décisions essentielles de la vie de l’hôpital. 
  3. Il est vraisemblable qu’au niveau des commissions médicales, le président de CME sera moins contesté – notamment sur les décisions stratégiques et l’attribution des moyens – puisque moins isolé et que chaque décision aura pu être mûrie en amont. 
  4. Les responsables de pôle, qui sont aussi des médecins, deviennent les interlocuteurs les plus essentiels du conseil exécutif, donc du président de CME. Ils ne peuvent d’ailleurs être désignés sans lui et il est signataire à part entière et de leur nomination et du contrat avec le pôle. C’est bien la preuve que la médicalisation de la gestion des hôpitaux est reconnue dans le management et la vie quotidienne.

Quel est l’intérêt de cette évolution ?
Le grand gagnant, c’est le patient. Le cœur de métier de l’hôpital, c’est de soigner. Plus d’implication des médecins dans la stratégie et les choix institutionnels, c’est, en toute logique, apporter une meilleure réponse aux besoins de santé.


 

Lire l'interview de Gilles Chauvin, président de CME DU CH MONT-DE-MARSAN